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La voie du Guerrier


Vendredi 22 février 2008

Je crois que le Guerrier est invariablement un leader, le maître de sa vie et souvent un leader dans son groupe social.

Le Guerrier ne subit pas sa vie; il la choisit.  Ses gestes et ses paroles sont consciemment choisis, en considérant les conditions en place, et son intuition affinée de la voie la plus juste.   Par conséquent, à chaque moment de décision, il pause, médite brièvement, puis choisit et prend action sans attendre.   Il n'oscille pas entre deux options, il n'attend pas d'avoir tous les éléments d'informations possibles et imaginables, il ne craint pas de se tromper - il décide.  

Àprès tout, n'est-ce pas là le propre d'un leader?   Il lui arrive bien sûr de se tromper.   À ce moment-là aussi, il se comporte en leader: il observe et reconnaît son erreur, examine consciemment les conditions où il se trouve actuellement, et prend enfin une autre décision susceptible d'être judicieuse.   À quelqu'un qui lui reprochera de s'être trompé, il répliquera simplement: "J'ai fait erreur."   Il ne sentira pas le besoin de s'expliquer ou de nier la décision qu'il a prise.   Il assume entièrement ses paroles, ses gestes et ses décisions.

Fort de son entraînement à la pleine conscience, il a acquis au fil des année une pleine confiance en lui-même et en sa capacité de ressentir quelle est la voie juste en toute circonstance.   Un tel individu est peu influençable, car ses références pour la prise de décision sont internes.   Il ne recherche pas l'opinion ni l'approbation des autres pour mener sa vie.   Il sait que son "guide intérieur" lui insuflera la sagesse nécessaire pour choisir l'option juste, à chaque instant de sa vie.

Cette confiance qu'il a en lui-même l'amène à faire en toute chose ses propres choix.   Peu lui importe si ces choix sont populaires, à la mode, ou conventionnels.   Il ne craint pas l'excentricité ou la contestation, bien qu'il ne soit pas contestataire par nature.   Il ne craint pas de déplaire non plus, bien qu'il soit la plupart du temps plaisant.   Il ne craint pas non plus d'enfreindre la loi des hommes, lorsqu'il estime qu'elle n'est pas la voie la plus élevée.   Pourtant il n'est pas non plus malhonnête ou désobéissant par nature.

Cette totale confiance qu'il a en lui-même impressionne et irradie vers les autres.  C'est un être attirant qui semble savoir exactement où il s'en va - et il le sait bien sûr.  Il ne le sais pas à l'avance, dans l'avenir.   Il sait par contre exactement où il s'en va maintenant, dans le moment actuel, car il le choisit à chaque instant, toujours consciemment.

Lorsque le Guerrier fait partie d'un groupe, qu'il obéit à des ordres, ou participe à un projet commun, il le fait par choix.   Même les circonstances qui le placent devant un choix difficile sont affrontées avec courage, en faisant le choix qui s'impose, le choix le plus élevé.   Placé devant l'imminence de sa propre mort, il la choisira consciemment, elle aussi.   Son leadership sur sa vie s'étend jusque là.   Le rituel du seppuku des samouraïs en est la preuve concrète.

Comment alors pouvons nous aspirer à ce leadership dans nos vies?  Comment devenir des guerriers dans nos milieux?   En faisant des choix conscients, en toutes circonstances.

Ne résistez pas à la vie, aux circonstances auquelles vous faites face.   Devant une journée pluvieuse, observez la pluie, ressentez-la.   Demandez-vous qu'elle est la voie la plue élevée, le choix le plus judicieux devant cette circonstance.  Puis, faites le choix conscient d'accepter la pluie dans votre journée, et observez comment ce choix modifie la réalité de celle-ci.   Votre habillement, vos activités, votre humeur, et plusieurs autres facettes de votre vie en ce jour pluvieux seront influencés.  Les choix conscients les plus élevés que vous aurez pris feront de vous le leader de votre journée.

Chaque jour, choisissez consciemment de vous lever, de vous laver, de vous vêtir, d'aller travailler.   Choisissez le repas le plus approprié, l'horaire le plus sain, le patron qui vous convient le mieux, l'humeur la meilleure pour vous aujourd'hui.   Choisissez vos collègues, vos valeurs, votre salaire, vos amis.   Choisissez votre conjoint, vos émotions, votre maison.  

Ne subissez pas votre vie.   Choisissez-là.   Soyez le leader de votre vie.

Certains choix ne sont pas faciles.   Choisissez la voie la plus juste - pas la plus facile ou la plus confortable.

Alors seulement, vous serez un Guerrier, et le leader de votre vie.

 


Jeudi 21 février 2008

Si vous avez déjà rencontré un Guerrier, vous avez observé quelqu'un pour qui l'auto-discipline est une seconde nature.   Elle ne lui est pas imposée.   Il a choisi librement de l'adopter afin de se dépasser lui-même, de progresser dans sa quête de la sagesse et de la maîtrise.

Il n'y a pas possibilité de maîtrise sans discipline.   Elle est absolument essentielle au Guerrier, et il s'en est convaincu il y a déjà longtemps.   La maîtrise implique une vigilance de tous les instants, une volonté de répéter sans cesse les même gestes, les mêmes entraînements, les mêmes routines.  Cette répétition requiert de la discipline.

Qu'est-ce que la discipline alors, dans ce contexte?   Comment peut-on l'acquérir ou la développer?

J'ai beaucoup réfléchi et recherché les réponses à ces questions.   Il m'a longtemps semblé qu'elle exigeait qu'on soit né avec, ou que quelqu'un de significatif nous l'ait inculquée durant notre jeunesse.   J'ai aussi lutté moi-même avec mon apparente absence d'aptitude à l'auto-discipline.   Je me fixais un but, prenais action pendant un certain temps, puis délaissais progressivement ma routine quotidienne, jusqu'à complètement abandonner.   Je recommençais - plein de motivation - pour à nouveau répéter le cycle.  Peut-être cette réalité vous est-elle familière?

C'est un court article sur la difficulté de cesser de fumer qui m'a fait comprendre ce que je crois être la clé de l'auto-discipline.   Cette clé, c'est le choix conscient.

Plusieurs documents encourageaient la pratique de la méditation de la pleine conscience comme support à l'auto-discipline et à la motivation.   Je ne voyais pas le lien.  Puis un jour, en lisant cet article, j'ai compris.

L'article disait en gros ceci:  l'auto-discipline, c'est de choisir consciemment l'action, le mot ou l'option juste, compte tenu de la situation actuelle, qui est judicieuse pour notre évolution.  Donc, dans le contexte d'arrêter de fumer, il faut être d'abord conscient du fait que la fumée de cigarette est nuisible - voire mortelle - pour notre santé, constater que nous en avons pris l'habitude, et décider qu'il est mieux pour nous, aujourd'hui, en ce moment, de ne pas allumer cette cigarette.

Cet article recommendait de ne pas décider d'arrêter pour toujours, mais seulement aujourd'hui, en ce moment.   Demain, il faudra laisser la personne que nous serons devenu prendre à nouveau la décision consciente qui s'impose.

Donc, à chaque instant, il suffit de choisir consciemment l'action juste afin de pratiquer l'auto-discipline.

Pourquoi alors est-il judicieux de pratiquer la méditation de la pleine consciente?   Parce qu'elle nous permet de voir avec clarté l'ensemble des conditions présentes au moment où nous devons faire un choix.   Elle permet d'être totalement conscient de notre état d'esprit, de santé, et d'émotions.   Elle permet de voir et d'évaluer clairement les options qui s'offrent à nous.   Elle permet enfin de choisir judicieusement celle qui est la plus propice à notre évolution, en ce moment.

En quoi cette définition est-elle applicable à la maîtrise?   Elle permet au guerrier de choisir en toutes circonstances la voie qu'il ressent être la plus élevée.   Elle permet de ne pas écouter les voix dissonnantes qui sèment en lui la confusion.   Elle permet de choisir jour après jour, non pas la voie facile, agréable ou la moins effrayante, mais plutôt la voie juste.

Laissez la personne que vous êtes aujourd'hui, en ce moment, faire choix conscient de l'action la plus juste.   Ne vous préoccupez pas de demain, ou du futur.    Le guerrier que vous serez devenu demain saura bien faire ses propres choix.

Un moment à la fois - un choix conscient à la fois - l'auto-discipline est relativement facile à adopter.   C'est un outil essentiel que je vous recommande vivement de développer, afin de propulser votre évolution vers des niveaux plus élevés.


Mercredi 06 février 2008

Au cours de mes recherches sur le sujet des peuples guerriers, j'ai pu constater que ceux-ci pratiquaient plusieurs formes de disciplines.   Je me suis récemment demandé: laquelle de ces disciplines est la plus essentielle?   Quelle est la discipline qu'un aspirant guerrier doit adopter, s'il ne souhaite en adopter qu'une seule, et qui le fera évoluer toute sa vie durant?

Je crois que cette discipline est la pleine conscience.

Je définierais librement la pleine conscience comme étant la discipline de voir ce qui est, exactement tel qu'il est, sans jugement ni pensée à son sujet, sans attirance ni répulsion.   Cette idée se rapproche de l'idée de "vivre l'instant présent".   Mais je crois que la pleine conscience est au-delà du temps, au-delà de l'instant.

Il y a plusieurs façon de s'entraîner à la discipline de la pleine conscience.   Probablement le meilleurs texte que je connaisse sur le sujet est "The Miracle of Mindfulness" par Thich Nat Hanh (Je ne sais pas s'il existe en traduction française.  Si un de vous peut m'informer...).  La méthode la plus universellement préconisée pour l'entraînement à la pleine conscience est sans doute la méditation.

Je ne m'attarderai pas ici à décrire les différentes formes de méditation, mais disons sommairement que la forme dont je parle ici se pratique en position assise, et consiste à observer ce qui se passe - ce qui est.

Quoi observer?  Il y a dans le bouddhisme une liste bien précise d'objets de méditation.   Le principe de base est de tout observer - incluant le fait que nous sommes en train d'observer!   Le plus souvent, nous observerons notre posture, le cycle de notre respiration, l'apparition d'émotions, de pensées, de douleurs, de sons, et d'états d'esprit.   Bien sûr, tout autre objet qui apparaîtra en méditation peut être soumis à l'observation consciente.

Ceci dit, il est recommandé de ne pas se fixer, ou suivre les objets qui se présentent.   Il s'agit de les observer, mais de ne pas se laisser distraire par eux.  Il est souvent utile de les nommer, par exemple "peur", "douleur", "inspiration", "expiration", "inquiétude", "joie", "bruit de voiture", etc... Après avoir nommé, on laisse aller, sans s'attacher à l'objet observé.

Pourquoi tous ces détails?   Pourquoi est-ce si important pour un guerrier de pratiquer cette discipline?   Parce que le guerrier doit être intime avec lui-même.   Il doit se connaître sous ses moindres coutures.   Il ne doit avoir aucun secret pour lui-même, tout en demeurant un mystère pour les autres - spécialement ses ennemis.

La pleine conscience lui permet de voir à des niveaux qui ne sont pas normalement accessibles aux gens "ordinaires".   Un des objets les plus utiles à observer pour un guerrier est sans doute la peur.   Un guerrier ne tentera pas de nier celle-ci ou de la réprimer.   Il la regardera en face, courageusement, sans la juger, ni sans être contrôlé par elle.   Il l'observera avec curiosité et nommera en silence :"peur".   Il verra combien elle change avec les minutes qui passent:  "noeud dans l'estomac".   Il constatera d'autre niveaux à sa peur - des niveaux qu'il ne soupçonnait pas: "amour".  Il peut y trouver des énergies à l'apparence contradictoires, des émotions contrastantes, des pensées surgies d'on ne sait où.

Lorsque le guerrier connaît intimement sa peur, elle ne le contrôle plus, et personne ne peut alors le manipuler avec son recours.   Il continue de voir sa peur, il la nomme, la remercie peut-être, puis lui dit au revoir. 

Il n'y a pas que la peur qui mérite d'être consciemment observée.  La pleine conscience est un état d'être que l'on doit viser à plein temps.   Il nous faut observer la peur, mais aussi la joie, l'amour, les gens, les animaux, les événements, les objets, la nature et même nos ennemis avec l'oeil de la pleine conscience.

Celui qui adopte cette pratique de la pleine conscience en l'apprivoisant d'abord par la méditation, constatera dans sa vie beaucoup de nouvelles nuances.  Un guerrier voit ce que d'autres ne peuvent pas voir.   Cette faculté lui permet de demeurer inébranlable dans la tempête ou le combat, tout en agissant avec sagesse dans ses activités et ses contacts quotidiens avec les gens.

Enfin, la pleine conscience mène ultimement à une grande compassion pour le monde dans lequel nous vivons.  Lorsque nous sommes en mesure de voir la vraie nature des choses - d'en être pleinement conscient - le monde nous paraît empreint de perfection, et se développe en nous un amour des êtres humains qui est libre de tout jugement.

J'encourage donc chacun d'entre vous, qui désirez vivre avec l'attitude d'un guerrier, à adopter une forme de discipline de la pleine conscience.   C'est selon moi la plus importante des disciplines du Guerrier.  

 


Mercredi 06 février 2008

Le corps est notre interface vers le monde - le moyen qui nous permet d'interagir avec notre environnement, avec les gens qui nous entourent, et qui nous permet aussi de mener à bien toutes nos activités.   Tout guerrier se doit de préserver la santé qui est la sienne, afin de s'assurer d'une vie longue, agréable et fructueuse.

En fouillant dans une boutique de livres usagés, comme je le fais souvent, mon regard a été attiré par un livre particulier. Il s'agit de « Secret to Hunza Superior Health », écrit en 1989 par Carl Classic. Je connaissait le peuple Hunza pour en avoir entendu parler brièvement lors de mes nombreuses lectures sur la santé. La lecture de ce livre m'a fasciné et je me propose ici de vous présenter brièvement le peuple Hunza, ainsi que les dix secrets qui leur ont permis de se maintenir dans une santé prodigieuse et ce, jusqu'à un âge avancé.

Si je désire en parler ici, c'est que j'ai découvert à la lecture de ce livre, que conserver une excellente santé est sans doute beaucoup plus simple qu'on essaie parfois de nous le faire croire.   Lorsqu'on y regarde bien, il ne suffit que d'excercer un peu de discipline, de sagesse afin de faire de meilleurs choix.

Qui sont les Hunzas?

Les Hunzas sont un peuple qui vit dans les montagnes, au nord du Pakistan. Ils sont réputés ne pas connaître la maladie, la fatigue ou les maux de tête. Ils vivent couramment jusqu'à plus de cent ans, maintenant leurs capacités physiques, mentales et sexuelles pratiquement intactes. À tout âge, ils travaillent, agissent et pensent comme lorsqu'ils avaient trente ans.

Il n'est pas aisé de savoir ce qui est vrai et ce qui est légende les Hunzas. Mais une chose est certaine, ils ont une vitalité et une santé exceptionnelles, conditions suffisantes pour en faire un sujet d'étude intéressant.

Pourquoi sont-ils tellement en santé?

D'abord, il est important de signaler que les habitudes de vie des Hunzas ne leurs ont pas été inspirées par les dieux et n'ont pas non plus été découverts à force de recherches scientifiques. La condition de vie même dans laquelle trouve ce peuple les a amené à agir comme ils le simplement, sans trop y penser. Vous comprendrez mieux ce dont parle en lisant la suite.

Commençons donc, ensemble, l'exploration des dix facteurs clés qui expliquent la santé exceptionnelle des Hunzas.

  1. De l'air frais - L'air est un des éléments les vitaux à la survie de l'être humain. Sans air, nous ne pouvons survivre que quelques minutes. Les Hunzas ont chance de vivre dans les montagnes, loin de toute « civilization » susceptible de polluer leur air. La qualité de l'air qu'ils respirent chaque jour est donc exceptionnelle. Étant donné qu'ils vivent et travaillent majoritairement à l'extérieur, ils respirent chaque jour une grande quantité d'air frais et pur qui oxygène chacune de leurs cellules. Sans déménager à la campagne ou en montagne, nous pouvons nous assurer de respirer de l'air frais de deux façons: en passant du temps dans la nature le plus souvent possible, et en nous entourant de plantes! Les plantes sont reconnues pour leurs capacités de filtrer l'air de ses polluants. Ayez donc une abondance de plantes au bureau et à la maison. Ne vous gênez pas non plus pour ouvrir les fenêtres fréquemment afin de changer l'air vicié de l'intérieur pour du nouvel air bien frais de l'extérieur.
  2. De l'eau pure et fraîche - L'eau est sans doute le deuxième plus important élément à la survie de l'être humain. Le corps en est constitué à plus de 85%. C'est donc l'élément de construction principal et nous ne pouvons vivre plus que quelques jours sans eau. Les Hunzas puisent leur eau dans des sources qui coulent des montagnes enneigées. Cette eau est filtrée naturellement par la végétation, pierre et le sol. C'est donc une eau de qualité exceptionnelle, non-polluée et chargée de minéraux. De plus, cette eau sert également à arroser les cultures, qui ajoute à la qualité des aliments qu'ils cultivent. du robinet que nous buvons est chargée de produits chimiques destinés à tuer les bactéries qui pourraient s'y trouver. L'eau d'un puit artésien semblerait plus indiquée, plus pure, mais il n'en est plus ainsi. Les produits chimiques répandus au sol pour l'agriculture et autres activités se fraient un chemin jusqu'à la nappe phréatique d'où nous puisons l'eau du puit. Elle n'est donc plus aussi pure qu'avant. Les deux dernières alternatives sont l'eau de source et l'eau distillée. Laquelle utiliser? Les experts ne s'entendent pas sur ce point. Je crois que l'eau la moins transformée, la plus naturelle possible est sans doute un choix judicieux. À vous de choisir!
  3. Une alimentation saine et naturelle - En plus de l'air et de l'eau, notre corps a besoin de nourriture pour se construire, se réparer et bouger. Je vous parlerai ici non pas de ce que devrait être l'idéal en alimentation, mais plutôt des habitudes alimentaires qui permettent aux Hunzas de conserver une santé exceptionnelle. Comme la montagne ne leur offre que peu de pâturages, les Hunzas gardent peu d'animaux et mangent très rarement de la viande. Les grains constituent une bonne part de leur alimentation. Comme la saison chaude est courte, ils ne peuvent se permettre de donner du grain à la volaille. Le poulet et les oeufs sont donc assez rares également. Le mode de vie « primitif » qu'ils pratiquent ne permet pas d'ajout de produits chimiques dans la nourriture. Le grain leur sert à fabriquer un pain de grain entier qui ressemble à une pâte à pizza - le « Pain Hunza ». En plus du grain, les Hunzas cultivent une variété de légumes, fruits, laitues et herbes diverses. Leur diète se compose donc de mets végétariens à 98%. Les Hunzas utilisent très peu la cuisson et la plupart des aliments sont consommés crus, comme la nature les présente. De nombreuses recherches ont démontré les vertus d'un régime à base de végétaux crus. En résumé donc, une alimentation principalement végétarienne, composée d'aliments crus variés, de grains entiers, noix et légumineuses semble assurer le maintien de la santé des Hunzas. Signalons que tout ce qu'ils consomment est « biologique », non transformé, et non additionné de substances chimiques.
  4. Une abondance d'exercice - Dans les montagnes de la région du Hunza, il faut travailler dur pour se procurer de quoi manger. Il faut d'abord parcourir des kilomètres de sentiers montagneux pour arriver aux champs. Les Hunzas cultivent selon une méthode dite « en plateaux », car la montagne ne leur permet pas de cultiver de grands champs plats. Ils ne disposent pas non plus de machinerie, qu'ils auraient de toute façon bien du mal à déplacer entre les champs. Tout le travail se fait donc à la main. Aucune distinction n'est faite en ce qui concerne le travail - jeunes et vieux, hommes et femmes, travaillent tous quotidiennement à cultiver les champs. Depuis les hommes des cavernes, l'humain a été très actif physiquement, n'ayant d'autre choix pour assurer sa subsistance. L'homme moderne est souvent assis, pendant que des machines cultivent les champs, ailleurs, quelque part. Ce manque d'exercice entraîne de nombreux problèmes de santé dont l'obésité, qui est un véritable fléau en Amérique du nord. N'ayez pas peur de bouger. Si vous n'occupez pas un emploi qui vous permette de bouger physiquement, profitez de chaque occasion qui vous est donnée dans la journée pour faire de l'exercice. Marchez, courrez, jardinez, grimpez les marches rapidement, portez vous-même vos sacs à l'épicerie, stationnez plus loin au supermarché. Nul besoin de vous abonner à un centre de conditionnement physique coûteux, vous pourrez trouver des occasions partout dans votre quotidien pour bouger et ne vous sentirez que mieux. N'oubliez pas non plus les sports « gratuits » (ou presque) tels que la bicyclette, la marche en forêt, la course à pied et le patin à roues alignées. Grimpez aux arbres, faîtes des pirouettes dans le gazon - amusez-vous, et bougez comme quand vous étiez petits!
  5. Un sommeil adéquat - Les Hunzas ne se posent jamais de questions sur les heures de sommeil idéales. Depuis toujours, il se couchent à la tombée de la nuit et se lèvent tôt, au lever du soleil. Leur esprit est libre et clair et ils dorment profondément une moyenne de six heures par nuit. S'il arrive qu'il ressentent de la fatigue dans la journée, ils font une courte sieste, tout simplement. Essayez pendant quelques temps de vous accorder au rythme de la nature, en vous couchant à la tombée de la nuit, et en vous levant avec le soleil. Voyez comment cela modifie votre niveau général d'énergie. Profitez-en pour regarder le soleil se lever - un plaisir presque divin tant il est simple et pur. Lorsque vous ressentez de la fatigue, écoutez votre corps et faîtes une pause ou même un petit somme. Votre corps sait combien de repos il requiert. Faites-lui confiance.
  6. Du soleil, quotidiennement - De nombreuses études ont démontré l'effet du soleil sur la santé physique et mentale de l'être humain. L'être humain privé de soleil tend à devenir déprimé plus facilement qu'un autre, qui reçoit quotidiennement de la lumière solaire. Les Hunzas vivent majoritairement à l'extérieur et bénéficient donc d'une lumière naturelle abondante. Plusieurs d'entre nous ont adoptés un rythme de vie qui fait en sorte que nous passons de belles journée ensoleillées à l'intérieur dans un bureau climatisé et éclairé par des néons, pour ensuite en sortir le soir, quand le soleil se couche. Profitez des moments que vous avez pour sortir dehors, prendre de l'air frais et de la lumière solaire (même lorsque les nuages voilent le soleil). Voyez comment cela influence votre moral et votre teint. Je ne parle pas ici par contre de « faire la crêpe » au soleil pour vous bronzer la peau. Nous savons tous les effets d'une surexposition au soleil. Je parle ici simplement d'une exposition modérée, quotidienne la lumière naturelle du soleil.
  7. Un Jeûne occasionnel - Le climat et la géographie du Hunza rendent difficile l'agriculture, et il arrive que la nourriture vienne à manquer pour de courtes périodes, fréquemment au printemps avant la première récolte. Plutôt que de lutter, les Hunzas ont établi un jeûne annuel à cette période. Le corps réagit à l'absence de nourriture en puisant dans les réserves de tissus gras et en nettoyant l'organisme des déchets qui y sont accumulés. L'organisme n'étant plus occupé à digérer, il peut alors concentrer son énergie vers des activités de purification et de nettoyage. Dans une société telle que la nôtre où les abus alimentaires sont chose courante, un jeûne occasionnel constitue un moyen efficace de purifier l'organisme - de le désengorger. Je ne parlerai pas plus longtemps de la manière et des vertus du jeûne. Il existe une litérature abondante sur le sujet de même que de nombreux sites sur l'internet.
  8. Une sensation d'être aimé et utile - Une étude le peuple Hunza a révélé que la grande majorité des adultes âgés de 80 ans et plus étaient mariés et l'avaient été toute leur vie. Toute leur vie durant, ces couples bénéficient de l'amour, du support et de l'affection de leur conjoint. Une autre étude effectuée sur des adultes âgés de 80 ans et plus a démontré que ceux qui avaient eacute; de se sentir utiles et aimés mourraient peu temps après. Chez les Hunzas, les adultes les plus âgés vivent invariablement avec leur famille. Il est courant de voir trois ou même quatre générations vivant sous un même toit. L'adulte le plus âgé y occupe une place de choix, étant considéré comme source de sagesse, d'expérience et de bon conseil. La parole d'une personne âgée est donc prise très au sérieux. Il n'y a pas non plus de retraite chez les Hunzas. Tout le monde participe activement à la bonne marche de la communauté, et est donc utile toute sa vie. Le plus étonnant, c'est que les Hunzas conservent la plupart de leurs facultés physiques, mentales et sexuelles jusqu'à un âge très avancé. Est-ce le cas dans nos sociétés dites « évoluées »? Comment faisons-nous sentir à nos proches qui vieillissent qu'ils sont aimés, utiles et importants? Doit-on voir un lien entre le traitement que nous réservons à nos personnes âgées et le dépérissement rapide de beaucoup d'entre eux? Je vous laisse juge de ces quelques questions.
  9. Un stress limité - Vous serez sans doute d'accord avec moi si je vous dis qu'une vie passée dans une région montagneuse, entouré de végétation, où règne le calme et l'air frais et la simplicité est très réduite en stress. Une alimentation saine, un sommeil régulier et réparateur, une bonne dose de lumière naturelle - tous ces éléments contribuent à faire des Hunzas un peuple calme et en santé. Dans de telles conditions, qui ne voudrait pas vivre jusqu'à plus de cent ans? En comparaison, nos vies sont remplies de stresseurs qui nous pressent de tous les côtés. La journée typique de beaucoup d'entre- nous est une succession d'évènements stressants: se lever à l'heure pour aller travailler, se vêtir convenablement pour le contexte de notre travail, se frayer un chemin dans le traffic, terminer la besogne en retard, préparer le souper pour les enfants, accomplir les tâches ménagères dans la soirée, negocier avec le conjoint qui, lui aussi est fatigué de sa journée. Prenez du temps chaque jour pour simplement être. Appréciez l'environnement autour de vous. Respirez, faites de la méditation, du tai chi, ou n'importe quoi d'autre pour réduire le stress dans votre vie. Voilà le secret d'une vie longue et agréable.
  10. Une absence de gourmandise et d'envie - Nous avons été conditionné à vivre dans l'avoir plutôt que dans l'être. Ainsi, nous voulons toujours plus de biens, de confort, de services, etc... Mais en y regardant bien, avoir plus ne donne souvent pas le résultat escompté. Nous pourrions croire que celui qui possède beaucoup de biens en désire moins, puisqu'il en a amplement. Pourtant, c'est souvent l'inverse qui se produit - plus on en a, plus on en veut. Cette course sans fin ne semble pas aboutir au bonheur véritable et durable que nous recherchons. Les médias et la publicité nous tiennent continuellement informé des derniers biens et services à la mode dont nous avons apparemment besoin. Nous finissons par croire que nous serons malheureux tant que nous n'aurons pas ceci ou cela. Les Hunzas possèdent très peu de choses - non par choix, mais parce qu'il n'y a tout simplement que peu de choses disponibles. L'influence des médias et de la publicité ne les a pas atteint car aucun moyen moderne de communication était disponible jusqu'à récemment. Possédant tous à peu près la même chose - c'est-à-dire pas grand chose - le désir de possession est passablement réduit chez les Hunzas. Ils partagent tous avec nous sans le plus grand cadeau: cette planète qui nous nourrit, nous abrite et nous ravit de sa beauté infinie. Cessez de vouloir posséder toujours plus. Vous êtes déjà riche. Concentrez-vous sur quelque chose de plus grand encore: être.

En Conclusion

Mon intention ici n'était pas de rédiger un traité de médecine ou de nutrition, ni de prétendre offrir la meilleure voie vers la santé parfaite. Je crois cependant que nous rejetons parfois du revers de la main des modes de vie que l'on qualifie de « primitif » ou « dépassés », en oubliant que ces modes de vie nous ont permis de survivre plusieurs milliers (millions?) d'années en harmonie avec notre belle planète. Peut-on en dire autant de nos modes de vie dits « modernes »?


Samedi 02 février 2008

Pourquoi est-il souhaitable de vivre en guerrier.   La vie n'est pas une guerre, un combat quotidien - ou du moins il ne semble pas souhaitable de la considérer comme tel.  Vous me direz qu'il n'y a dans votre vie personne de belliqueux, personne de qui il faille se défendre - personne à qui faire la guerre.   Alors pourquoi parler de guerrier?

Sommes-nous quotidiennement en confrontation avec les autres?   Je ne le crois pas.    Mais le guerrier n'est pas un être de conflit, bien qu'il soit parfaitement outillé pour y faire face avec force et sagesse.   Nous sommes par contre constamment testés, éprouvé par les gens qui nous entourent.   Ils vérifie notre solidité, notre aplomb, notre caractère et mesurent la force de notre amour.

L'existence de tels tests est bien reconnue chez les animaux tels que les loups et les chiens.   Deux chiens mâles vont se mesurer, se jauger et même se battre s'il le faut pour établir avec certitude lequel est le plus dominant.    Je suis d'avis que les humains ne sont pas très différents.    le duel était jadis une manière "civilisée" d'établir la supériorité d'un homme sur un autre.   Ce rituel n'existe plus de manière formelle, mais nous sommes néanmoins testés quotidiennement, que nous en soyons conscients ou non.

Les enfants, par exemple, testent l'amour de leurs parents en désobéissant ou en posant des gestes de plus en plus dangereux et contestataires.   Ils cherchent à connaître les limites de leur environnement et de leur liberté, mais aussi à vérifier si leurs parents les protégeront du danger, s'ils les aiment assez pour leur dire "NON" lorsque la limite est atteinte.  Tout parent sera d'accord avec moi sur le fait qu'il faut une patience et une tenacité infinie pour passer avec succès les tests d'un enfant.  Être parent développe certainement la force de caractère d'un guerrier.

Dans un groupe, lorsqu'il arrive un évènement hors du commun ou un danger quelconque, tous observent le leader du groupe afin de voir ce qu'il fera.   Celui-ci est alors testé, et doit démontrer une grande confiance et une maîtrise de lui-même, afin de rassurer le groupe que tout est sous contrôle.  Seul un guerrier passera ce test avec succès.

La femme tend également à tester l'homme qu'elle a choisi comme conjoint.   Elle le fait parfois en répandant ses frustrations et même en y allant d'attaques personnelles envers celui qu'elle aime pourtant de façon manifeste.   La manoeuvre vise à bien sûr ventiler un trop plein d'émotions, mais plus encore à tester la stabilité du conjoint.   La femme veut alors se rassurer que ce dernier est solide, qu'il sait où il s'en va, qu'il l'aime et ne craint pas ses effusions d'émotions.   Si le conjoint perd la maîtrise de ses propres émotions et se fâche, ou s'il quitte la pièce, il aura alors échoué le test en démontrant son manque de courage.   L'homme qui se comporte en guerrier restera là, patient, à écouter sa conjointe, puis l'etreindra et la rasserera.   Cette maîtrise de lui-même, et la solidité de son caractère vis-à-vis la tempête des émotions de sa femme, rassureront cette dernière qu'elle vit bien auprès d'un authentique Guerrier.

Les hommes entres eux se testent également et s'observent les uns les autres.   Les combats verbaux entres hommes sont brefs, précis, et permettent rapidement d'établir la solidité du caractère de l'autre.   La communication non-verbale entre deux hommes est aussi utilisée pour se tester mutuellement.   La capacité de soutenir le regard.   Le port de la tête.   L'apparence de calme et de self-controle.   La manière de parler lentement, sans hésitation.   La capacité de se mettre en avant, d'agir et de parler de façon franche et directe.   Tous ces comportements permettent aux hommes de se mesurer entres eux.

Vivre en guerrier, c'est se comporter en guerrier.   Le guerrier est reconnaissable par sa manière d'être, de penser et d'agir.   Cette manière d'être lui permet de passer avec succès les tests quotidiens qui lui sont présentés.   Le guerrier est reconnaissable et reconnu.    Sans qu'il ne soit nécessaire qu'il se batte, il communique sa force, son courage, son caractère et sa sagesse à tous ceux qu'il rencontre.    

Voilà pourquoi je parle de guerrier.


Samedi 02 février 2008

Lors d'une visite dans un librairie, il y a de cela quelques années, mon attention a été attirée par un bouquin dont je ne me rappelle malheureusement pas le titre.   Il racontait comment l'auteur avait identifié ses dix plus grandes peurs, et avait décidé de les confronter une à une de manière plutôt spectaculaire, afin de s'en libérer.  

Par exemple, pour vaincre sa peur des hauteurs, il a sauté en parachute.   Il ne l'a pas fait inconsciemment, mais courageusement et en pleine conscience, avec pour but ultime de se libérer d'une peur qui l'enchaînait.

Pour vaincre sa peur de la mort, il a préparé son propre enterrement dans les moindres détails, allant jusqu'à acheter sa tombe, réserver son lot, et visiter la morgue.

Je vous raconte ceci car je crois qu'il s'agit là d'une attitude propre à un guerrier.   Le Guerrier, face à la peur, ne tentera pas de la réprimer, de la fuire, ou de l'ignorer.   Il reconnaît le caractère utile de la peur, le message de prudence qu'il contient.   Il entend sa voix lui dire "sois préparé!"   Il observe cette peur directement, en étant attentif à ses manifestations dans son corps.   Il ressent comment la peur évolue au fil des minutes et des pensées qui lui traversent l'esprit.   Il sent son estomac qui se noue, son coeur qui bat plus rapidement, la sueur sur son front, le serrement des muscles de sa gorge et de son dos.  Enfin, il observe comment cette peur quitte son corps, pour le laisser à nouveau détendu, soulagé, en paix.  

Cette observation tranquille et courageuse de la peur lui permet de la bien connaître, et d'en saisir toutes les subtilités.   Il ne s'en sauve pas.   Il reste avec elle jusqu'à la fin.   Il surfe sur la vague de la peur et ainsi développe son courage et une familiarité qui lui servira plus tard. 

Le Guerrier fait face à ce qui se présente dans sa vie.   Il ne s'en détourne pas, il ne fuit pas.   La peur est un des éléments qu'il doit observer, comprendre et surmonter.

Armé de cette connaissance intime de la peur, le Guerrier peut alors confronter les situations qui la font apparaître.   

Quelles sont vos dix plus grandes peurs?    La peur du rejet?   La peur des hauteurs?  La peur de perdre le contrôle?  La peur des serpents?   Des araignées?  La peur du noir?  La peur du succès?   De l'échec?   La peur de la mort?   De la maladie?   De la douleur?   Du dentiste?   La peur d'être pauvre?   La peur de l'inconnu?   La peur du ridicule?   De parler en public?   D'être inadéquat? ....

Identifiez-les.   Regardez vos peurs en face.   Prenez le temps de les observer, d'observer leurs manifestations physiques, restez dans l'inconfort de la peur jusqu'à pouvoir en observer le départ.   Surfez cette vague et elle vous mènera vers un état de plus grande liberté et de maîtrise de vous-même.

Vivre en guerrier, c'est faire face à la vie, à ce qui nous fait peur, à ce qui nous rend inconfortable et inquiet.   Se connaître, c'est aussi connaître les peurs qui nous empêchent d'être totalement libres, d'être totalement nous-même en toute circonstance.  

Armé de cette connaissance, vous serez plus que jamais en position de les confronter et de vous en affranchir, et ainsi être plus libre, courageux et fier.


Dimanche 06 janvier 2008

Une constatation surprenante m'est apparue aujourd'hui.    Malgré que j'ai consacré de nombreuses années, des heures incalculables de lecture et de recherche pour mieux comprendre la vie, la simplicité de toute chose m'apparaît de plus en plus évidente.  Je n'entend pas par cela que je comprenne tout - très loin de là.    Mais plutôt qu'il semble régner dans l'univers une simplicité intrinsèque, qui se détache du chaos apparant lorsqu'on est suffisamment attentif.

Sans doute que quelques exemples aideront à éclaircir mon propos.  

Quel est le cycle idéal de sommeil que devrait suivre une personne pour maintenir une santé et une énergie optimale?   Je suis d'avis que c'est simplement le cycle naturel qui est déjà programmé en nous, et qui est en phases avec les saisons, les jours et les heures de la journée.   D'autres questions trouvent également leur réponse dans la simplicité:  Quand est-il idéal de manger?    Lorsque l'on a faim.   Quand doit-on se reposer?   Lorsque la fatigue se fait sentir.    Quand doit-on se réveiller?    Lorsque l'on se réveille.    Que faire lorque nous nous sentons maladif ou grippé et que nous n'avons pas faim?   Ne pas manger pour le moment.    Pourquoi nous sentons-nous plus fatigué en hiver qu'en été?   Parce qu'il nous faut dormir plus longtemps.

Bien sûr, il se trouvera d'entre vous pour objecter qu'il n'en va pas ainsi de toutes choses, que ce n'est pas une règle absolue.    J'ai moi-même lutté avec plusieurs de ces questions, comme par exemple:   pourquoi ai-je le goût de manger de la malbouffe?    Pourquoi est-ce que j'ai aussi souvent le goût de manger du sucre, alors que je sais pertinemment que c'est mauvais pour ma santé?

Sans doute nos modes de vie ont-ils sur-stimulé nos sens et les ont émoussé.    De plus, ce sont installé des dépendances émotionnelles de toutes sortes.   Je crois néanmoins qu'il est possible de se seuvrer de certains de ces poisons modernes, et de reprendre contact avec les réponses empreintes de simplicité que la nature met à notre disposition depuis toujours.

Il m'apparaît étonnant de constater que plus j'ai étudié la complexité de l'univers, plus sa simplicité m'est apparue.   Cette harmonie des opposés est d'une perfection divine.   Le yin et le yang.

Observez,  demeurez silencieux et laissez-vous toucher par cette perfection, cette simplicité qui imprègne l'univers.

Je ne crois pas non plus inutile de remettre en question ce que vous faites au quotidien, ce que vous décidez, ce que vous choisissez de posséder.   Pourquoi travaillez-vous?    Pourquoi mangez-vous?    Pourquoi dormez-vous?    Qu'est-ce qui est réellement important dans votre vie?    Pourquoi ne pas vous en occuper en priorité, simplement et directement?

Bonne réflexion.

 


Lundi 14 mai 2007

J'ai longtemps exploré le monde des émotions, en oscillant entre trois modèles:  

  • Le modèle qui considère que les émotions viennent d'on-ne-sait où et que nous n'avons absolument aucun contrôle sur ce phénomène.
  • Le modèle qui considère que nous avons plein pouvoir sur nos émotions et qu'il nous suffit d'en connaître la source (croyances, métaprogrammes, pensées, etc..) pour pouvoir en reprendre le contrôle, lorsque souhaité.
  • Le troisième modèle qui considère les émotions comme l'expression vibratoire dans le corps de notre système de guidage intérieur.

Bien que nous ayons un certain contrôle sur nos émotions, la chose n'est pas toujours souhaitable.   Pour beaucoup d'entre-nous, ce contrôle se limite à choisir de ressentir, ignorer ou refouler nos émotions.  

Nous disposons plus d'un pouvoir d'influence que d'un total contrôle sur nos émotions.  Tenter de retenir vos larmes en période de deuil vous en convaincra.   

Est-il souhaitable de contrôler nos émotions?

Je suis d'avis que nos émotions nous sont d'une grande utilité en tant que système de guidage intérieur.    Le guerrier ne fuit pas ses émotions et ne les refoule pas.   Il les observe avec intérêt, laissant s'exprimer en lui toutes les subtilités.    Cette observation même, malgré que ce ne soit pas son unique but, apaise l'intensité du ressenti.

En gros, les émotions dites "négatives" ou qui sont ressenties sous forme d'inconfort, nous indiquent que nous nous éloignons de notre essence.  Les émotions dites "positives", qui sont ressenties avec plaisir et volupté nous indiquent donc que nous nous rapprochons de notre essence.

Je crois que c'est assez évident lorsque nous nous amusons avec un jeune bambin.  La joie ressentie nous montre la voie vers la pureté et la fraîcheur de l'enfant.

 

 


Vendredi 27 octobre 2006

Pourquoi ce blogue?

Ceci constitue ma première expérience d'écriture sur un blogue.  Depuis mon tout jeune âge, je lis continuellement et nourris le souhait d'écrire et publier quelques unes de mes pensées et découvertes, glânées au fil de ma courte existance.  Ce blogue me permettra donc, je pense, d'affiner mes talents d'écrivain et d'échanger avec d'autres "blogueurs" sur des sujets divers.

Pourquoi le Samouraï?

Parmi les nombreux livres que j'ai pu lire au fil des ans, il y en a un qui m'a touché tout particulièrement: "Le Guerrier Pacifique" de Dan Millman.   Il s'agit d'un récit initiatique, qui fait d'ailleurs l'objet d'un film qui met en vedette Nick Nolte (voir www.thepeacefulwarriormovie.com pour plus de détails).   Suite à la lecture de ce bouquin, je me suis intéressé à l'archétype du Guerrier, ainsi qu'aux arts martiaux et aux philosophies orientales (Zen, boudhisme, taoïsme, etc..).

Ma vie a été positivement influencée par toutes ces quêtes, et c'est d'un peu de cette sagesse que j'aimerais répandre ici, sur ce blogue.

Bonne Lecture!

Un blogue Journal personnel/Pensées par Mon Blogue.com

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